La lutte contre la hausse des prix prend de l’ampleur
mardi 30 janvier 2007 par Abdelhamid AMINE
L’idée donc, et qui n’est pas nouvelle, est de transformer progressivement et après avoir bien muri le débat, les coordinations contre la hausse des prix en coordinations pour la solidarité sociale devant continuer leur mission d’origine mais surtout devant la développer en défendant le droit au développement, le droit au travail (soutien aux diplômés chômeurs, soutien aux travailleurs en situation précaire, solidarité avec les travailleurs licenciés,…) les droits des travailleurs (notamment par l’exigence de l’application des stipulations positives de la législation du travail qui sont les plus visées par le patronat et d’une révision positive du code de travail) la sécurité sociale pour tou(te)s, le Droit à la santé, l’égalité homme-femmes dans le travail et les autres droits économiques sociaux et culturels, le droit à l’enseignement, le droit au logement, à un revenu permettant la vie dans la dignité, les droits culturels et notamment la protection constitutionnelle et juridique des droits linguistiques et culturels amazigh, sans oublier le droit à des services publics de qualité et bon marché ce qui passe notamment par la remise en cause de la privatisation de ces services (distribution de l’eau et de l’électricité, santé, enseignement, transport urbain notamment,…)
Voilà donc un sujet qui mérite et nécessite un débat entre militan(te)s ayant à cœur la défense des Droits Economiques Sociaux et Culturels, qu’ils soient militan(te)s politiques, syndicalistes, associatifs, ou autres ; le débat devra être serein, concret et productif (loin de tout esprit partisan ou sectaire) permettant de développer les acquis du combat unitaire contre la hausse des prix et de cette marche honorable et bien prometteuse du 24 décembre 2006.
Ce débat est d’autant plus important que sa finalité est l’insertion des militan(te)s démocrates et progressistes dans la réalité populaire quotidienne et de dépasser l’élitisme qui a caractérisé jusqu’ici la plupart de leurs activités, que l’enjeu est de renouer avec la confiance des masses populaires dans un projet sociétal progressiste libérateur où elles sont leur propres maîtres et décideurs uniques de leur destin.


